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Prénom Joseph
Age 23
But du voyage Stages
Date de départ 03/07/2008
Nom Stoll
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Durée du séjour 5 mois
Nationalité France
Description
Note: 3,5/5 - 6 vote(s).


Pays visité(s) :

Tous
Etats-Unis d'Amérique (Carte)

Living In America

 07-08-2008 -  Etats-Unis d'Amérique

Comment vit on une petite vie de tous les jours aux USA?

  1. Se nourrir, Faire ses courses….

Aller faire les courses à Wal Mart c’est toujours une aventure, les rayons sont trop différents : les rayons pizza et sodas sont gigantesques ! Par contre le rayon « pates » est tout petit, dommage c’est la base de mon alimentation. Faut chercher entre la bouffe mexicaine et chinoise ca fait un peu « cuisine du monde ». J’adore Wal Mart, les trucs sont tout mélangés ya le rayon produits ménagers entre deux rayons d’alimentaire. Résultat : Tu te perds et tu mets 10 ans à faire tes courses.

Chaque fois que j’y vais-je rentre aussi avec des trucs que je voulais pas. Je veux acheter du fromage blanc pour y mettre mes nectarines, j’ouvre le pot et c’est un genre de mozzarella sans gout, super ! J’ai aussi acheté du French Brie lol. Ca a la même boite qu’en France sauf que dedans au lieu de mettre du fromage ils ont mis une imitation en plastique super salée et sans gout, on va voir si ca vieilli. J’ai aussi trouvé quelqu’un qui pourrait me fournir du Nutella (ça fait un peu marché noir non ?), une femme de l’accueil qui a vécu en Europe et qui en achète (pas trop cher) dans une boutique près de chez elle.

Il y a aussi leur fameux jus de raisins « purple », totalement imbuvable, des rayons charcuterie désolants, des rayons fromage déprimants et hors de prix. Pour ce qui est de la pâtisserie, ca flash, ca envoie des belles couleurs fluo dans tous les sens. J’allais oublier le « Cider », à rendre fous nos amis bretons, un cidre sans alcool aromatisé à la cannelle, en sachet s’il vous plait. Côté boissons il y a aussi l’inimitable Dr Pepper, sorte de coca aromatisé tellement mauvais que tu peux pas finir un verre, et la root beer, une boisson indescriptible qui a rien a voir avec de la bière, à moins de la mélanger avec du sirop pour la toux.

Au moment de sortir c’est la caissière qui met tes courses dans les sacs en plastiques. Apparemment on leur apprend pas à sauver la planète, tu te retrouve avec 2 articles par sac, on est littéralement noyés sous les sacs en plastique. L’autre jour j’ai acheté quelques bières et une bouteille de vin donc elle a voulu contrôler mon passeport. Quand elle a vu la date de naissance (23.01.1985) elle a bloqué pendant 30 sec à se demander le nom du 23e mois de l’année, j’étais mort de rire.

A oui, ya aussi un MC Do dans le supermarché comme ca tu peux faire tes courses en mangeant un bon Bic Mac !

2 Conduire

Les routes tout autour du centre sont plutôt… droites, larges et perpendiculaires. En fait c’est une grosse grille de bataille navale. Les voitures ont toutes une boite auto. On s’y fait vite. Au début on essaie bêtement de conduire avec les deux pieds et donc on pile chaque fois qu’on freine, abandonnez cette idée. La signalisation est  plutôt mal foutue, au lieu d’indiquer les directions il donnent le nom des rues, ce qui fait que pour aller à Parlier il faut prendre la sortie « Manning avenue » (ça aurait peut être été plus simple de mettre « Parlier » non ?) sans un plan t’es sur de te paumer. Pour aller à une parcelle un peu plus loin faut prendre la 99Nord puis 41 Nord, ensuite sortir à la 180east puis 168east et enfin Shaw Street (Tout ca pour pas écrire le nom des villes sur les panneaux). On peut doubler par la droite ou la gauche, ce qui surprend un peu au début, surtout quand tu dois doubler un gros truck qui squatte la voie de gauche.

Les américains on pas eu non plus beaucoup d’imagination pour le nom des rues. Si on prend l’exemple de Reedley, une ville à côté toutes les rues dans un sens sont les 1st, 2nd, 3rd…16th streets et qui croisent perpendiculairement celles dans l’autre sens, les A, B, C…M streets. Mais parfois il faut se méfier il y a des ruses, si tu passes la 7th, la suivante est pas forcement la 8th, parfois entre les deux il y a la ….. 7th 1/2 …logique !

Les panneaux de limitation de vitesse sont minuscules et noirs et blancs, j’en loupe un sur deux, les limitations changent beaucoup plus souvent qu’en France. Il n’y a pas de normes genre « 50 en ville », tout est possible partout. Ca m’étonnerais pas que je me fasse prendre une fois d’autant plus que les limitations sont basses par rapport à la taille des routes, on a toujours l’impression de se trainer, de conduire dans un film au ralentit.

Enfin il y a les carrefours. Ceux avec des feux sont plutôt bien faits avec souvent une voie de droite réservée à ceux qui tournent qui peuvent griller le feu si il n’y a personne. Par contre je sais pas qui a eu l’idée (débile il faut le dire) de créer les 4 stop cross. Le concept c’est un croisement où tout les monde a un stop. Donc tout le monde s’arrête et le premier arrivé est sensé passer en premier. Ca va bien quand t’es 2, mais souvent quand t’es à 3 ou 4 tout le monde se regarde puis au bout d’un moment essaie de passer en même temps. Quand il y a des files de voitures ça devient rapidement nimp, comment savoir qui est arrivé en premier, avec ceux qui tournent etc. Il y aurait un marché à creuser pour les constructeurs de ronds points !

Les paysages le long des autoroutes dans la central valley font parfois très tiers monde. Maisons en bois rafistolées, épaves de bagnoles dans la cour, bidons d’huile… La route est aussi pleine de débris de pneus, les gens utilisent beaucoup de pneus d’occaz « rénovés » qui forcément éclatent et sont jamais nettoyés.

Un bon point pour les américains : ils sont très courtois au volant et respectent en très grande majorité le code de la route, pas de klaxons, pas de grillage de feu, respect des limitations de vitesse, ca change de Montpellier c’est sur !

Un autre truc étrange est le rapport qu’on les américains avec l’alcool. Tu peux acheter des armes sans aucun problème mais ne sort pas une bière dans la rue, au risque de finir rapidement au poste. L’autre soir on était dans un bar, isolé de toute habitation. Les gens buvaient leur bière dehors pour profiter du climat, et aussi parce que c’était bondé à l’intérieur. 1h du mat arrive la police (les bars ferment à 2h), tout le monde est sommé de rentrer dans le bar, non pas à cause du bruit (il n’y a pas de voisins), mais parce qu’il est interdit de consommer de l’alcool sur le domaine public. Et si le bar avait de grandes baies vitrées où on voyait autant les gens quand ils étaient dedans et qu’il n’y a pas de voisins ça change rien, la loi est la loi. Bon à savoir aussi, pour beaucoup d’américains dénoncer des infractions à la police est un acte citoyen, faire respecter l’ordre est un devoir. Gares ta voiture en dehors des places, il y aura toujours quelqu’un pour appeler un agent. Le long des routes on trouve des panneaux « report drunk driver, call 911 », même s’il est maintenant interdit de téléphoner au volant. C’est ça aussi l’Amérique !


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Moonstone Beach & Cayucos

 28-07-2008 -  Etats-Unis d'Amérique

Après la rando de la dernière fois on a décidé de faire quelque chose de plus cool, pourquoi pas aller à l’océan ? On se renseigne auprès des collègues du labo, le trajet pour aller aux plages les plus proches doit prendre environ 2h. Nous voilà donc décidés à partir vers 8h30 en raison de l’heure tardive à laquelle on a fini le barbecue de la veille. Finalement le trajet dure 3h mais bon. La route est incroyablement monotone. Le paysage est plat pendant les deux premières heures. Plat et sec. De temps en temps il y a juste un champ de coton tout vert.  Du coton dans un endroit pareil, faut vraiment être américain ! Il n’y a rien aux abords de la route, mieux vaut éviter de tomber en panne, la station la plus proche est à au moins une heure. On ne capte que 2 radios pendant une partie du trajet, la première est une radio de country, et la deuxième … aussi. On traverse donc l’Amérique profonde dans notre Chevrolet, country à fond, rien à ajouter… La dernière heure de route traverse les collines près de Paso Robles, là ou je ferais mon deuxième stage. C’est plus joli, mais ça reste très secs. Sans les canaux d’irrigation qui traversent la plaine toute cette partie de la Californie ne serait qu’un immense désert.

La première plage ou nous arrivons –moonstone beach- est situé dans un petit espace naturel protégé. En hiver elle sert de refuge à de nombreux oiseaux. Certain restent toute l’année, des pélicans, des aigles et beaucoup de mouettes. Les petites collines autour sont pleines de fleurs, les rochers pleins de coquillage. La plage est vraiment plaisante, et peu fréquentée, juste quelques surfeurs et, en retrait, des familles de mexicains qui font leur barbecue du week end.

La mer est vraiment trop froide pour se baigner, même avec beaucoup de volonté. Les seuls à prendre un bain sont les lions de mer, ils sont juste à 10m du rivage. Ils savent surement que personne ne viendra les déranger. C’est marrant comme animal, ils s’amusent à plonger dans les vagues pendant des heures, mais c’est impossible à photographier.

Au bout d’un moment sur la plage, la faim se fait sentir : c’est le moment d’aller chercher à manger ailleurs car il n’y a que quelques maisons de vacances pour les riches de San Francisco le long de la plage. On décide donc d’aller à Cayucos, une plage à quelques miles connue pour ses « baby waves » parfaites pour apprendre à surfer et sa vue sur la Morro Bay. Arrivé la bas, on trouve la plage sous les nuages, dommage. Pour ce qui est du repas, à part des hamburger ya pas grand-chose à acheter… Ce sera cheeseburger-frite-pepsi sur la plage. A cayucos c’est aussi impossible de se baigner, on larve, on se balade sur le ponton et  on cause avec les pêcheurs. Il parait que parfois ils attrapent des petits requins. Dans des eaux aussi froides ca paraît louche…

Le retour est aussi monotone que l’aller. Les routes sont droites et énormes mais limitées à 55 miles/h (88km/h) plutôt insupportable, mais ca valait quand même le coup.


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Randonnée au Kings Canyon : Tout simplement magique !

 26-07-2008 -  Etats-Unis d'Amérique

Cette semaine, j’ai finalement eu beaucoup plus de boulot que ce que j’attendais, il semblerait que la saison ait réellement commencée. Pour se détendre un peu, on a décidé d’aller faire une rando dans le Kings Canyon National Park avec Edouardo, Raquel, les trois françaises et Olivier, le copain d’Eva qui est en stage à Davis.

Le park suit le canyon, plus profond que le Grand Canyon (mais moins impressionnant car les pentes sont moins raides et boisées). C’est le deuxième plus vieux park des USA après le Yellowstone. Il est beaucoup moins fréquenté que son voisin,  le séquoia park, car les infrastructures sont moins importantes : les routes sont plus étroites (et elles tournent, impensable), il n’y a pas de fast food et les chemins ne sont pas bétonnés, quel dommage ! Résultats, les seules personnes que l’on croisera seront soit des randonneurs, soit des familles venues se baigner dans la rivière, pas de bus, pas de voyages organisés.

La journée commence bien, on se perd rapidement ce qui rallongera le chemin d’une bonne demi heure… On entre ensuite dans le park et rapidement la route commence sa descente dans le canyon, plutôt impressionnante ! Arrivé en bas on a perdu environ 1500m de dénivelé en quelques miles. La route suit ensuite le cours de la Kings river, on s’arrête de temps en temps pour admirer le paysage, quelques cascades et pique-niquer avant de commencer la rando.

Au programme, 15km (aller retour) pour atteindre la Mist falls (cascade des embruns).

Le chemin commence dans une forêt de conifères, le paysage est un mélange d’Alpes et de Vosges, très reposant et très silencieux. On ne croise quasiment personne. De temps en temps il se rapproche de la rivière, on la voit apparaître au détour d’un virage, assez pour voir une petite cascade puis elle disparaît dix minutes, on passe dans des moraines, des forêts, puis elle réapparaît… Le tout est coincé entre deux chaînes de montagnes très raides qui donnent un magnifique fond au paysage !

Le chemin n’est pas difficile mais on doit quand même se dépêcher si on veut pouvoir se baigner avant que le soleil ne quitte le canyon. On arrive donc à mist falls sur un bon rythme. La cascade porte bien son nom, quand on se tient à 20m on a l’impression d’être au bord de l’océan (l’iode en moins), très rafraichissant surtout qu’il a fait bien chaud. Après s’être reposé, je décide d’essayer de traverser, car l’autre rive était au soleil. Résultat, je glisse et je tombe comme une merde dans la flotte. Le sort en est jeté, Olivier et moi nous nous baignerons donc ici. Finalement l’endroit est sympa, même si c’est peu profond, on peut s’approcher de la cascade et s’amuser dans le courant entre les cailloux. L’eau n’est pas si froide finalement et vraiment transparente.

Apres la baignade on se sèche (sur la rive à l’ombre !), et il est temps de repartir. On recommence à descendre aux alentours de 5 heures, il n’y a plus personne sur les chemins. Lors de la descente, on croise deux mule deer qui se tiennent sur le chemin à 5m de nous.  Dommage qu’ils ne soient pas restés plus longtemps. Quelques minutes après, sur le bord du chemin Edouardo repère un ours (et gagne par la même occasion la bière qui était mise en jeu au premier qui en verrai un). Il se tient à 20m de nous dans les fourrés. Puis quelque chose d’autre bouge : c’est les oursons ! Magnifique ! On les contemple pendant environ 5min le temps que madame rassemble sa marmaille et s’en aille. C’était génial, seuls sur un chemin à regarder des ours se balader à 20m de nous, pas un bruit, vraiment super !

On reprend notre route, on rentre aux dorms. Soirée barbecue. Arrivé au dessert les filles ont envie de fraises ! On décide d’aller faire un tour pour voir ce qu’on peut faire avec les fraisiers du centre (il est environ minuit). Arrivé la bas, plus rien ! Ces félons de chercheurs les ont déjà récolté, tant pis pour notre dessert, tant mieux pour la science !


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Rendez vous avec les géants : Sequoia National Park

 20-07-2008 -  Etats-Unis d'Amérique

Après une semaine sans évènements notables (sauf une journée à Arvin, c'est-à-dire debout à 3h), on a décidé d’aller visiter le séquoia park samedi. Comme le park est à une heure et demi de route on décide de partir tôt (7h30) pour en profiter un maximum. Petit bémol, nous sommes sensé faire des contrôles de véraison samedi et dimanche matin. Après avoir étudié toutes les possibilités dans la soirée de vendredi, il nous est apparu que le mieux était d’aller faire les mesures avant d’aller se coucher, c'est-à-dire entre minuit et minuit et demi. Donc nous voila partis tous les cinq en pleine nuit dans le vignoble expérimental pour faire nos tests de véraison à la lumière de nos lampes de poches (heureusement ils estiment la véraison en fonction du nombre de baies molles et non en fonction du nombre de baies colorées), la science n’attend pas ! Prudents, on a aussi emmené des balais pour se défendre contre les serpents qui sortent la nuit. Bref au final il nous faudra pas une demi heure mais une heure et demie pour faire nos mesures, faut dire qu’on était pas très productifs, mais le véraison trip restera un bon souvenir.

 

Samedi matin, on part presque à l’heure, on arrive au park vers 9h30. Au pied des montagnes le paysage est proche de ce que l’on peut trouver dans le sud de la France. Rapidement la route monte en zigzagant jusqu’à environ 2000m d’altitude. A cette hauteur on voit apparaître les premiers séquoias. Rapidement les individus deviennent énormes ! Les séquoias grossissent tout au long de leur vie, et comme ils ne sont attaqués par aucuns champignons, insectes, aucune maladie et résistent au feu, les plus vieux spécimens auraient plus de 4500ans ! Seul le vent et l’homme peuvent en venir à bout. Ils ont besoin de conditions particulières pour se développer, une altitude supérieure à 2000m (quid du séquoia d’Ingersheim ?), un intervalle de température étroit et un sol humide : on les trouve donc toujours en bosquet (Grove) d’une dizaine d’individus. On rencontre beaucoup d’autres touristes dans le park (pas mal de français d’ailleurs), et les chemins les plus connus sont très fréquentés. De plus ils sont goudronnés, ca fait bizarre, une allée en béton en plein milieu d’une forêt d’arbres millénaires.

L’individu le plus connu est le « General Sherman tree », tout simplement l’être vivant le plus volumineux de la planète. Et il faut dire que ses statistiques en imposent :

-85m de haut (soit la statue de la liberté)

-31m de diamètre à la base

-Un volume de 1500 m3

-Une masse de 1400tonnes (=5 airbus A380 !)

-Au moins 2700 ans (contemporain des cités de la Grèce antique)

Impressionnant !

Le park compte aussi environ 400 ours. Il est interdit de laisser de la nourriture dans sa voiture (il y a des « Bear box » sur les parkings) parce que les ours la sentent et cassent les fenêtres pour entrer. Des ours qui braquent des bagnoles, on aura tout vu ! Effectivement on a vu un ours. Il était en train de chercher des insectes sous les écorces, comme quoi il y a encore des ours respectables en forêt. On a pu s’approcher à 30-35m environ, plus près ca devient vraiment trop risqué. Tous les ans il y a des gens qui se font attaquer. On a aussi croisé deux Mule deer et pas mal d’écureuils, qui pour le coup sont pas très farouches.

La fin de journée est vraiment géniale, peu de monde, pas de bruit et une lumière superbe ! On est aussi allé voir à l’intérieur des troncs, ca fait bizarre. Beaucoup de gros arbres ont les troncs creux mais sont encore vivants, du coup on peut y entrer. Les indiens y vivait pendant l’été.

Samedi soir, petit barbecue de poissons et de gambas avec quelques vins locaux.

Dimanche après midi on et allé visiter des wineries près de Madera. En dehors des classiques Chardonnay et Merlot on a pu gouter quelques bouteilles surprenantes. Du muscat à 4% : ils bloquent la fermentation pour garder le sucre, en fait on dirait des bouteilles de vin nouveau. Des vins mutés, du Port (et du Port aromatisé au chocolat, on en pense ce qu’on veut) et surtout un vin de « Concorde ». Cet hybride (vinifera x labrusca pour les fans de systématique des vitacées) a été interdit en France et le vin qu’on fait avec est … spécial ! Les arômes sont dit « foxés » (arômes très forts de fruits rouges très murs), ça ressemble à rien de ce que l’on peut trouver ailleurs ! Enfin, aussi loin que je sois concerné, heureusement qu’on en trouve pas ailleurs !

Demain Clara rentre chez elle à Valencia, donc apéro de départ ce soir. La semaine prochaine mon maître de stage est en Floride, donc je pense pas que la semaine sera trop intense.


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Working In Kearney

 13-07-2008 -  Etats-Unis d'Amérique

Fin de ma première semaine de boulot à Kearney, une semaine bien chargée…

Lundi a été une journée soft : toute la matinée à faire des papiers et l’aprèm à visiter le centre. Mardi on a du aller vendanger des raisins de table à Arvin, un des endroits les plus chauds de Californie (après la death valley). A cause des 2h de route on a du partir à 4h du matin, pour pouvoir commencer à 6h et éviter les grosses chaleurs. Par chance la clim de la voiture est en panne ! J’ai fait la rencontre de mon premier « farmer » et il m’a pas vraiment fait bonne impression. Il a pêté une pile parce que les mexicains avaient emballé les raisins dans les mauvais sacs et qu’il fallait tout réempaqueter, et que donc il devrait les payer plus. Ca a pris 20min en tout, ca va pas lui couter si cher mais il était hors de lui, insupportable, et vulgaire à souhait ! Pourtant vu son énorme pick up, ses lunettes de soleil, son chapeau et son embonpoint il ne doit pas être au bord de la faillite …

Mercredi on a analysé les échantillons et on est allé faire d’autres prélèvements pour faire des tests de maturité. J’ai jamais eu aussi chaud de ma vie, on fondait littéralement (il faisait 48° d’après la météo). Il y a un type qui est mort de chaud dans un vignoble à Arvin (pas loin de la où on était la veille), on va prendre les recommandations de Matthew au sérieux. En plus ils nous obligent à porter des pantalons longs par mesure de sécurité (en raison des serpents). Il faut aussi se méfier des araignées, il y a des veuves noires dans certaines parcelles, super !

Le soir Jorge a invité Edouardo et moi à jouer au foot avec les mexicains de Reedley, la ville voisine. Début du match à 7h30, il faisait encore plus de 40°C, un truc de fou ! En plus la qualité de l’air est très mauvaise en raison des incendies de forêt. Au final tu cours 20m et il te faut 5min pour t’en remettre, pourtant les gars d’ici gambadent, ils doivent avoir l’habitude de vivre en anoxie. Passé 8h ça devient supportable, ca fait du bien de se dépenser un peu, je dois me mettre aux « mira » ou « arriba », car en fait je suis le seul a pas parler espagnol.

Jeudi on est allé à la State university of California à Fresno. Mon maître de stage m’a proposé une autre expé que je pourrais mener tout seul, une expé menée à la fois par l’UC Davis et la SU Fresno ( Par l’intermédiaire du Dr Go, un petit chinois avec un chapeau de cow boy, ma foi bien sympa). Une expé pour moi seul ça fait un peu flipper, même s’il va m’aider pour le protocole.

Vendredi matin je suis encore allé faire de la paperasse à l’office de la sécu pour avoir un numéro de sécu sans lequel je peux pas ouvrir un compte etc… Pendant l’attente j’ai eu le temps de causer avec Socorro, une étudiante en biologie qui bosse au centre pour l’été.  Dis donc les clichés sur la France et les français sont bien tenaces ! La palme : Est-ce que la France a une armée parce que les français sont tous des poètes, artistes romantiques et sont pas belliqueux. En règle générale les gens savent peu de chose sur l’Europe, même s’ils aiment bien les français. Vendredi aprem, ben ya rien à faire… alors je suis libre.

Un gros point positif, on est en pleine saison de récolte des fruits alors tous les surplus du centre sont distribués, on a eu gratuitement des raisins, pèches, nectarines, prunes, pastèques et des gros sacs de patates…

Carton rouge à la télé américaine : Incroyable la pub, je suis sur qu’a la fin de la journée il y a eu plus de pub que de programmes… Mercredi soir on a regardé un film, il y a eu 10 coupures de pub (on les a comptées). En plus c’est de la pub de gros niveau : appareils de muscu, médicaments sans ordonnance (on te fait croire que t’as toutes les maladies du monde), les boissons et pilules vitaminées. Bon ca m’a quand même permis de voir Chuck Norris dans la pub du « total gym », à quelque chose tout mal est bon.


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   Week end de 3 jours en raison d’independance day on a donc décidé de partir visiter LA. Edouardo a loué la voiture la plus petite possible, c'est-à-dire un 4x4 Nissan Xterra ! L’objectif est de partir tôt pour pouvoir profiter de l’après midi, donc départ à 7h30. La route est plutôt monotone, le paysage est de nouveau très plat, et la limitation de vitesse est de 80mph sur une immense route droite. Coup de bol, en cherchant le crochet de sa ceinture dans le siège Junaid trouve une bague en or, cependant il ne trouvera jamais son crochet et devra se passer de ceinture pour tout le voyage. Avant d’arriver à LA on traverse enfin quelques jolies montagnes, très sèches et pentues.

Après 4h de route on arrive au motel -sur Hollywood Boulevard s’il vous plaît- mais on ne peut récupérer les clefs avant 14h. On décide donc de visiter le quartier en attendant et de chercher à manger. Le motel se trouve entre Thaï city et Little Armenia, il n’y a pas grand-chose à manger et les restos thaïs sont plutôt chers. On se rabat donc sur notre premier fast food du week end. Aux USA, les boissons sont à volonté et ils se gênent pas pour se resservir. Petite subtilité, tu peux quand même payer plus pour avoir un verre plus grand comme ça tu te lève moins…

Après avoir mis les affaires dans la chambre, on prend le métro pour visiter le walk of fame. L’endroit est sympa, en plus des étoiles au sol il y a partout des gens déguisé en toute sorte de héros avec lesquels on peut se faire photographier (moyennant $1, pas fous) ainsi que des chanteurs, danseurs jongleurs et musiciens de tous poils. Ca bouge de partout et une queue de limousine emmène les touristes pour des visites guidées des villas de stars. Pour ma part j’ai essayé de faire une photo avec un O’Bama en carton (taille réelle), ce qui m’a valu de me faire copieusement engeuler par le gars qui tenait son « stand de campagne ». Il semblerait qu’on ne plaisante pas avec les O’Bama en carton.

Sur walk of fame, il ne faut surtout pas manquer le Chinese Theater (empruntes de pieds et de mains au sol) et surtout le kodak Theatre, une sorte de centre commercial, place, ciné en même temps. Une grande arche égyptienne s’ouvre sur Hollywood. Il y a aussi pas mal de petites échoppes de vendeurs, surtout des indiens (d’inde on s’entend). Raquel veut s’acheter un chapeau mais Junaid intervient. Comme à la maison, il commence à négocier le prix ! Surement le seul type qui marchande sur Hollywood Boulevard. Mais surtout ca marche ! Hop deux trois mots en indou, 10min de négociations et le prix passe de $40 à $20, 50% discount ce vaut le coup.

On passe la fin d’après midi à se balader, le soir repas au Mc Do (avec un large Milkshake à la framboise). Une autre chose frappante à LA, c’est le nombre de Starbuck’s. Yen a partout ! Surement 2x plus de starbucks que de mac do, toutes les tailles, starbuck’s drive etc… Avis aux addicts…

 

2e jour, on décide d’aller faire un tour aux studios universal. Il y a un parc d’attraction, mais aussi des visites des studios. Comme on n’a pas le temps d’aller au parc (et pas les $64) on aurait juste voulu visiter les studios mais c’est pas possible. On déambule dans la universal city, sorte de rue dont les bâtiments sont inspirés de films et on rentre à l’hôtel pour chercher la voiture et aller à Santa Monica Beach. Le plus sympa est de passer par Sunset boulevard, histoire d’admirer l’architecture locale. De ce coté on n’est pas déçu, des immenses villas et des belles bagnoles se suivent pendant des kilomètres. La plage de Santa Monica est immense, très large et étrangement il n’y a pas beaucoup de monde (moins qu’au petit travers le week end). Niveau vagues d’accord c’est pas Palavas, mais elles sont quand même assez grandes pour s’amuser, certains font même du surf.  Il y a aussi des terrains de volley et la possibilité d’emprunter gratuitement des balles. On fait un petit match histoire d’épater tout le monde par notre niveau olympique. L’Espagne perd 3-0 contre le reste du monde, mais on s’est bien marré. Seule réclamation à émettre : tout les lifeguard du coin sont des hommes, ne croyez jamais ce que vous voyez à la télé !

On attend le coucher de soleil sur la plage, ca permet de faire de belles photos et des beaux souvenirs. A notre retour à l’hôtel, on va manger au fast food pour changer, on abandonne l’idée de sortir, il n’y a rien a faire dans le coin.

 

3e jour, on décide d’aller visiter la « downtown », quartier des affaires. Comme c’est dimanche il n’y a pas grand monde dans les rues. Après quelques minutes de marches on rentre dans le bonaventure hôtel, un hôtel qui fait aussi centre commercial et salle de sport. Dans le lobby il ya des fontaines et des écrans géants qui retransmettent Wimbledon (dommage Roger). Depuis le lobby on a pris l’ascenseur panoramique de 35 étages juste pour le fun, c’est assez  impressionnant (plusieurs films ont été tournés dans ces ascenseurs). On continue de se balader, les buildigs les plus haut appartiennent tous à des banques, voilà où va notre argent. Dans le quartier il y a aussi beaucoup de sans abris, des noirs surtout, qui dorment partout, sur l’herbe, les bancs les escaliers… Après ce tour au milieu des buildings on reprend la voiture pour faire la route inverse. Au lieu de mettre 4h on mettra 5h30 car un abruti a quand même réussit à pulvériser sa voiture en roulant à 80mph sur cette route droite, ce qui a fait un bouchon monuental, chapeau l’artiste. De retour au dorm, repas rapide et dodo. Demain c’est le premier jour de boulot.

 


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Le Voyage : Basel -> Paris puis Paris -> San Francisco

 03-07-2008 -  Etats-Unis d'Amérique

Le vol Bale Paris se passe bien, on a à peine le temps de décoller qu’on est déjà arrivé. Arrivé à CDG, j’ai mis un petit peu de temps à trouver mon terminal, faut dire que l’aéroport est grand et que le seul moyen d’y aller était de prendre une navette, ce qui d’instinct ne m’est pas venu à l’esprit. Arrivé au terminal, il faut faire la queue pour passer une nouvelle fouille qui prend un moment, d’autant plus qu’il n’y a que des avions pour les USA donc les douaniers sont plutôt pointilleux. Pour faciliter les choses le type de la fouille n’arrête pas de passer dans le portique, ben forcement ca sonne… peut être que c’est un moyen de tester le matériel ?

Le vol part avec une heure de retard, et c’est parti pour 11h30 dans l’avion. En fait elles sont passées assez vite entre le journal et les films (bienvenu chez les ch’ti ne gagne pas à être traduit en anglais d’ailleurs). Le vol prend une direction assez bizarre, on survole l’écosse (salut les filles !), l’Islande puis le Groenland (dommage que j’avais pas mon appareil sous la main parce que ca vaut vraiment le coup d’œil). Finalement on se pose presque à l’heure, les contrôles de douane sont plutôt rapides, je récupère mes bagages sans problèmes (même si ma valise est à moitié ouverte tout est resté dedans).

Mon maître de stage n’a pas pu venir me chercher, c’est son assistante Kimberley qui s’en est chargé. Durant le trajet entre SF et Kearney (le centre de recherche) qui dure 3h (+1h de bouchons) elle m’explique comment va se passer mon stage.

On est 4 dans le labo : Matthew mon maître de stage c’est  le « boss », Kimberley qui vient du Canada et travaille ici depuis quelques années, Raquel une doctorante espagnole et moi. A cela s’ajoutent 2 saisonniers qui s’occupent des vignobles.

Tout au long du voyage le paysage est plutôt plat et très sec, sans grand intérêt. La route traverse des « villes », qui sont des alignements de maisons le long de la voie. Kimberley m’explique qu’il n’y a presque que des mexicains qui habitent dans ces villes, et que parfois il est difficile d’y trouver quelqu’un qui parle correctement anglais.

On arrive enfin à Parlier, la ville la plus proche du centre. Une petite ville où il n’y a « strictement rien à faire » et où « il faut être fou pour rester le week end », parole d’autochtone. Les autochtones c’est mes deux coloc’, Junaid un thésard pakistanais en entomologie et Edouardo un thésard espagnol qui bosse sur les agrumes. Junaid est marrant, c’est la première fois qu’il quitte son pays tout est étonnant pour lui, il est tout le temps en train de se marrer. A coté de notre « dorm » il y a celui des filles, pour l’instant que des espagnoles, Carla et Raquel. Bientôt 3 françaises qui sont parties pour faire du tourisme devraient rentrer.

 

Demain Junaid, Edouardo, Raquel et une amie à elle on prévu d’aller passer le week end à LA, comme il reste une place dans la voiture ils m’ont invité. Un bon moyen de commencer un stage non ?


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Initialement, la demande de visa ne devait pas présenter de problème étant donné que j’avais commencé les démarches en janvier. Donc normalement mon  DS 2019 devait arriver de Davis samedi ou dimanche. Lundi, train à 10h13, arrivée à 13h4à à Paris, passage au bureaux de SESAME pour récupérer le 2e DS 2019 (1 par stage) puis faire les photos d’identité en 5x5 super rares (parce que les américains ne peuvent pas se contenter de photos normales, ça serait trop facile), puis passage à la banque pour chercher un extrait de compte pour prouver que j’ai de l’argent pour survivre la bas. Et voilà comment un retard de courrier peut bousculer un programme si bien ficelé :

Lundi : lever 8h en espérant recevoir le DS 2019 de Davis qui n’est pas arrivé à temps. Le colis à quitté Fedex Mauguio à 8h46, ça devait être jouable, c’est une enveloppe « prioritaire ».

9h58 : Toujours pas de colis, il faut aller à la gare pour échanger les billets, et là ça commence à devenir urgent…

10h10 : Echange de billets à la gare. Agro->Gare en 12 minutes en vélo je crois que c’est un nouveau record ! Echange pour un train qui part à 13h15.

10h30 : Recherche d’un photographe pouvant faire les bonnes photos à Montpellier. En fait il y en a qu’un seul et perdu quelque part perdu dans la zone indus  des prés d’arènes au cas où le Fedex arriverait…

10h45 : Arrivée du colis, 2 heures pour venir de Mauguio bravo !

11h : Départ pour faire des photos. Quel plaisir de prendre la route à cette heure ci. Et voilà, une file bloquée par des gendarmes qui distribuent un PV, quelques gardois et un camion du 84 qui suffisent pour faire un beau bouchon… En plus je trouve pas ce photographe !

11h45 : Tant pis pour les photos, je décide de rentrer manger, ça fait 3 quarts d’heures de perdu… Tiens encore des bouchons…

12h10 : Reste un peu de temps pour manger, par chance il reste un tupperware de pates au frigo, ce sera pates au gruyère, grande gastronomie.

12h35 : Petit sprint pour attraper le bus, encore une fois ca passe tout juste mais ça permet de maintenir la forme.

13h15 : Train, je me rends compte que l’université n’a pas payé les frais SEVIS.

16h50 : Arrivée gare de Lyon, 9 min de retard, on va pas s’en plaindre, demain ya grève de la CGT pour lutter contre la réforme du fret (tiens tiens…)

17h10 : Enfin un photographe qui fait ces fameuses photos 5x5 dans un petite rue paumée de Paris

17h35 : Arrivée aux bureaux de  SESAME, le gars avec qui j’ai rendez vous (le fameux Christian Kerveadou) n’est pas là de la journée, normal. Son collègue me file les docs, je lui demande au passage de squatter son PC pour payer le SEVIS en ligne.

18h : Tout est fini, demain rdv à 7h30 à l’ambassade ça promet. Pas eu le temps de passer à la banque, tant pis.

 

Mardi :

7h40 Arrivée à l’ambassade des USA. Un grand bâtiment avec des tonnes de gendarmes et de gardes devant lequel il est interdit de circuler en voiture ou à pied. Pour y entrer il faut présenter un mandat compte de 89€. Et voilà je peux aller chercher ça à la poste la plus proche. Ca promet une belle journée…

7h50 : Arrivée à la banque, faut attendre 8h que ça ouvre, on est 5 devant la porte et tout le monde vient faire un mandat compte pour pouvoir entrer dans l’ambassade.

8h20 : Je suis enfin dans l’ambassade, mais j’ai pas le droit de faire entrer mes stylos (des fois que ce soit des bombes). Après négociations j’arrive à en rentrer quelques uns, je pourrais peut être travailler, mais ya pas de tables dans la salle.

8h55 : 1er appel, j’apporte mes documents et je retourne m’assoir. Ca va assez vite en fait.

10h30 : 2e appel pour « l’entretien », on te pose des questions dont toutes les réponses sont sur les feuilles que tu as données (Où allez vous faire vos stages, qui sera votre maître de stage ?). C’est pas possible, ça sert à quoi de faire tout un bô dossier ?

10h40 : Je sors de l’ambassade et je tombe sur Ariane totalement par hasard, elle attend un ami qui viens de Poitiers. Après avoir papoté un moment, on décide de se retrouver pour manger. Après le repas, on fait une petite ballade à Montmartre. Fin de la course folle, j’ai mon train à l’heure sans problème et en plus il a même pas de retard !

Voilà, vive les démarches de visas pour les USA, à coté on relativise quand on passe à la préfecture, sans déconner.


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